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Le chef d’entreprise doit veiller au respect des règles de sécurité et à la compétence des personnes intervenant sur les installations électriques.

Les accidents électriques sont généralement dus:

  • au mauvais état des isolants (dégât mécanique, désagrégation ou usure, etc.),
  • aux interventions inappropriées (modification, réparation ou extension d'une installation électrique par une personne non compétente),
  • à l’utilisation de machines-outils portatives, d’appareils de soudure électrique, de lampes portatives ou de ponts roulants,
  • aux interventions sur ou au voisinage des réseaux sous tension (lignes aériennes, postes de transformation et câbles électriques sousterrain).

La gravité des lésions dépend de plusieurs facteurs:

  • l’intensité du courant (danger à partir de 5 mA),
  • la durée du passage du courant,
  • la surface de la zone de contact,
  • le trajet du courant dans le corps,
  • l’état de la peau (sèche, humide, mouillée),
  • la nature du sol,
  • la capacité d’isolation des chaussures portées.

Quelles sont les règles de base à respecter ?


a)   S’agissant des mesures de sécurité pour les installations électriques

Il existe plusieurs moyens de prévenir les contacts directs de l'homme avec des parties actives (pièces normalement sous tension) des installations électriques:

  • par isolation des parties actives: celles-ci doivent être totalement recouvertes d'un isolant qui ne peut être enlevé que par destruction,
  • par des enveloppes (boîtiers, armoires, etc.) ne pouvant être ouvertes qu'à l'aide d'une clé ou d'un outil après mise hors tension,
  • par éloignement: la distance d’éloignement doit être de 5 m (pour une tension inconnue) augmentée de la longueur des objets conducteurs (outils, échelles) pouvant être manipulés dans les locaux,
  • par la mise en place de dispositifs de protection : écrans ou plaques isolantes.

L'existence au sein du circuit d'un disjoncteur, d'un relais ou d'un fusible permet de réduire le danger en ouvrant le circuit lorsque le courant dépasse une valeur donnée pendant un temps déterminé (en cas de court-circuit ou de surcharge).

 Il existe plusieurs moyens de prévenir les contacts dits «indirects» c'est à dire ceux qui impliquent des masses métalliques mises accidentellement sous tension (électricité statique):

  • par mise à terre des masses avec coupure automatique de l'alimentation: les schémas de liaison à la terre sont aussi appelés «régimes du neutre»,
  • par l'emploi d'une très basse tension de sécurité ou de protection,
  • par une double isolation ou une isolation renforcée.

Les installations électriques doivent faire l’objet de mesures de surveillance et d’entretien et être également soumises à des vérifications périodiques annuelles.

b)    S’agissant des interventions

Lorsque les travaux sont réalisés sousde tension, les intervenants doivent disposer d’équipements de protection individuelle (combinaison de travail et chaussures isolantes, écran facial anti-UV, etc.), utiliser un outillage isolé et respecter les distances de sécurité par la mise en place de dispositifs de protection : écrans ou plaques isolantes.

Le personnel intervenant sur les installations électriques doit avoir reçu une formation aux travaux d’ordre électrique et posséder une habilitation.

c)   En cas d’accident

Les premières minutes qui suivent l’accident sont très importantes pour les chances de survie, c’est pourquoi il importe d’agir vite. Les salariés concernés par le risque électrique doivent recevoir une formation aux premiers secours.

Ils doivent notamment savoir qu’il faut:

  • commencer par couper le courant sans toucher le corps de la victime (coup de poing, interrupteur, disjoncteur, prise, etc.),
  • prévenir les secours,
  • être prêt à donner les premiers soins (bouche-à-bouche, massage cardiaque).

Le travail en hauteur peut désigner plusieurs situations de travail résultant du lieu du travail (toitures, constructions, passerelles, charpentes…) ou de l’utilisation de certains équipements (échelles, échafaudages, nacelles, plates-formes de travail).

Comment prévenir les risques liés au travail en hauteur ?

Pour que le travail en hauteur soit exécuté en sécurité, il faut privilégier la protection collective sur la protection individuelle :

  • Installation de garde-corps, d'échafaudages ou de tout autre moyen (notamment les dispositifs de retenue souples, comme les filets) assurant une sécurité équivalente. Les équipements de protection collective ne doivent pas être interrompus par la mise en place d’échelles ou d’escaliers et ceci, principalement aux points d’accès aux postes de travail.
  • Utilisation de dispositifs de protection individuelle (harnais antichute, avec longe et point d’ancrage) lorsque les équipements de protection collective sont inappropriés. La protection des travailleurs doit être assurée au moyen d’un système d’arrêt de chute approprié ne permettant pas une chute de plus d’un mètre ou limitant dans les mêmes conditions les efforts d’une chute de plus grande hauteur. Lorsqu’il est fait usage d’un tel équipement de protection, un travailleur ne doit jamais être seul afin de pouvoir être secouru dans un temps compatible avec la préservation de sa santé. L’employeur doit préciser dans une notice les points d’ancrage, les dispositifs d’amarrage prévus pour la mise en œuvre de ce type d’EPI ainsi que les modalités de son utilisation.

Concernant les échelles, ils ne doivent pas être utilisés comme postes de travail, sauf en cas d’impossibilité technique de recourir à un équipement de protection collective ou si le risque résultant de l’évaluation est faible et les travaux de courte durée et non répétitifs. 

Le montage, le démontage ou la modification sensible d’un échafaudage doivent être effectués sous la direction d’une personne compétente par des travailleurs ayant reçu une formation à la sécurité adéquate et spécifique, en disposant de la notice ou du plan de montage et de démontage du fabricant et en s’appuyant sur la note de calcul prévue par la notice, lorsque le montage envisagé correspond à celui prévu par le fabricant. Dans le cas contraire, ou lorsqu’il n’existe pas de note de calcul, une personne compétente devra réaliser un calcul de résistance et de stabilité.

L’employeur doit veiller : 

  • à la sélection des revêtements des sols (risque de glissades et de chutes),
  • au port des chaussures de sécurité,
  • à ne pas encombrer les chemins de circulation,
  • à la propreté des lieux de travail.

Les causes les plus fréquentes des accidents graves impliquant l’utilisation des appareils de manutention mécanique sont :

  • la surcharge des appareils de levage;
  • des équipements de levage non appropriés, mal utilisés ou en mauvais état;
  • les mouvements non contrôlés des charges;
  • la présence de personnes sous ou sur la charge;
  • la proximité de personnes lors des manœuvres.

Comment prévenir les risques liés à la manutention mécanique ?

Le responsable des opérations doit : 

  • Veiller à ce que les équipements utilisés soient conformes aux normes en vigueur, contrôlés périodiquement, et adaptés à la charge qu’ils doivent soulever.
  • Vérifier que les conducteurs d'engins sont titulaires d'une autorisation de conduite délivrée par le chef d'établissement.
  • S’assurer qu’un repérage préalable des lieux a eu lieu afin d’éviter tout déplacement inutile ou tout obstacle à l’opération.
  • S’assurer que la zone d’évolution est bien matérialisée et que la circulation sous les charges est interdite.
  • Vérifier l’effectivité du port des équipements de protection individuelle obligatoires (casques, gants, chaussures de sécurité, lunettes, etc).


Comment choisir ses EPI ?

Les machines et équipements de travail doivent être entretenus et contrôlés périodiquement.  Certains doivent respecter une périodicité définie par les textes.

Les vérifications et contrôles sont effectués, soit par une personne de l'établissement désignée par l’employeur, compétente et dûment qualifiée, soit par une personne ou une société extérieure exerçant cette activité.

Par exemple :

  • appareils de levage,
  • appareils à pression (contrôle et épreuves et prévention),
  • installations électriques (vérification initiale).

Il existe différents types de vérification :

  • à la mise en service,
  • à la mise en service après opération de maintenance,
  • vérifications générales périodiques,
  • vérifications de conformité des appareils et installations par des organismes agréés, dans le cadre de laloisur les établissements classés.

Les attestations, consignes, résultats et rapports relatifs aux vérifications et contrôles doivent mentionner la qualité, l'adresse du vérificateur, la date de la vérification et les observations.  

Chaque rapport établi doit mentionner la date et la nature des travaux effectués à la suite des observations ainsi que le nom de l’intervenant.

Les différents documents peuvent être réunis dans un registre unique, le registre de sécurité, à la disposition de l'Inspection du Travail et des Mines.

Il est souhaitable de garder les factures des prestations et fournitures. Les rapports sont conservés pendant cinq ans.

Pour chaque appareil de levage, un carnet de maintenance doit être établi et tenu à jour !!!